Accusé de violence sur son ex-femme près de L’Aigle, il est relaxé au bénéfice du doute

Selon un article publié sur le site web actu.fr le septembre 23, 2022 par Rédaction L’Aigle – Le Réveil Normand ,

Qui a raison dans cette affaire d'ex-conjoints, même le tribunal ne le sait pas
Qui a raison dans cette affaire d’ex-conjoints ? Même le tribunal ne le sait pas (©Illustration Adobe Stock)

Le 27 mai 2020, en fin d’après-midi à Beaufai, près de L’Aigle (Orne), une femme appelle au secours les gendarmes affirmant avoir été victime de violences de la part de son ex-mari qui est en train de la suivre en voiture pour la rattraper.

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Après l’intervention des gendarmes, elle explique qu’elle est venue chez lui pour récupérer des affaires pour leur fille, car elle envisageait un séjour au Portugal. Lorsqu’elle est entrée, l’homme de 41 ans qui vit aujourd’hui à Aube (Orne), se trouvait assis dans un fauteuil. La voyant, il a aussitôt pris sa fille dans ses bras et a demandé à son ex-femme de sortir. Toute discussion était impossible. Elle affirme avoir reçu un coup de poing au visage avant qu’il ne l’attrape par les bras et la plaque au sol. Elle reprendra sa fille et partira avec une amie qu’il l’attendait dans sa voiture.

Du fumier dans la figure

Il ne reconnaît pas les faits et fond en larmes à l’évocation de sa situation avec son ex-femme et le fait de ne pas voir suffisamment sa fille. « Je fais tout pour protéger ma fille et ce jour-là, j’ai tout fait pour protéger mon ex-femme […] J’avais affaire à une furie, j’ai simplement tenté de la calmer ».

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Il raconte qu’en entrant chez lui, elle lui a jeté du fumier au visage. Voyant sa fille, il l’a prise dans ses bras pour la retirer de ce lieu, l’éloigner de cette violence. Alors qu’ils se trouvaient dans le jardin, elle est arrivée par-derrière, continuant de l’insulter et de le frapper. Il explique que c’est dans un geste de défense qu’il lui a porté un coup, mais il affirme ne pas en avoir fait exprès. Il avoue l’avoir plaquée au sol trois secondes avant de la relâcher.

Cinq jours d’ITT pour stress psychologique

Lætitia Mirande, la procureure de la République, relève deux versions que tout oppose. Le prévenu reconnaît des violences en réponse à celles de son ex-femme, un certificat médical de l’épouse lui prescrivant cinq jours d’incapacité temporaire, mais uniquement pour un stress psychologique. « Qui a raison et qui a tort dans ce dossier ? La raison intellectuelle du ministère public pousse à requérir la relaxe ».

Le tribunal prononcera finalement la relaxe au regard du doute qui subsiste dans ce dossier.

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