VIDEO. À Conliège, on vous emmène à la découverte de l’unique facteur d’accordéon du Jura

Selon un article publié sur le site web actu.fr le septembre 23, 2022 par Joffrey Fodimbi – Voix du Jura ,

Dans son petit atelier, Maël Dahy consacre donc de longues heures à bichonner les instruments qu’on lui apporte.
Dans son petit atelier, Maël Dahy consacre donc de longues heures à bichonner les instruments qu’on lui apporte. (©Joffrey Fodimbi)

C’est dans une rue de Conliège, en périphérie de Lons-le-Saunier, dans un petit garage de quelques mètres carrés, que depuis 2015, Maël Dahy a installé son atelier « Musique à lames ».

Ici on vient de toute la grande région pour faire réparer, accorder et fabriquer des accordéons diatoniques et chromatiques, car comme l’indique le maître des lieux, « je suis le seul dans le département à faire ça, et nous ne sommes que deux en Franche-Comté ; j’ai donc des clients qui peuvent venir de très loin. »

Originaire du Jura, celui qui est parti vivre en Bretagne durant plusieurs années pour y être charpentier de marine, avant de revenir dans son département d’origine, a passé entre-temps son CAP de réparateur d’accordéon à l’ITEMM (Institut technologique européen des métiers de la musique), au Mans. « Je jouais moi-même de l’accordéon et j’avais envie de me mettre à la fabrication d’instrument, tout en continuant à travailler le bois », explique celui pour qui devenir facteur d’accordéons a permis d’accorder ses passions.

Restauration et fabrication

Chaque jour de la semaine, dans son petit atelier, Maël Dahy consacre donc de longues heures à bichonner les instruments qu’on lui apporte, « comme actuellement un accordéon de 1930 que je dois restaurer », ou à fabriquer à la commande des instruments sur mesure. « Je fabrique quasiment chaque partie moi-même, des soufflets à la mécanique, et le tout avec du bois local. »











Bénéficiant d’un nouvel engouement pour l’accordéon, « dont l’image a très nettement évolué – le son bal musette n’est plus du tout d’actualité », le facteur se réjouit de voir une nouvelle génération de musiciens prendre en main cet instrument à vent.

« Alors que les gens de ma génération y sont venus grâce à des groupes alternatifs de chanson française, comme les Têtes Raides, Pigalle ou les Garçons Bouchers, les jeunes aujourd’hui y viennent sans a priori, avec un regard neuf. » De quoi offrir encore de beau jour à l’atelier Musique à lames.

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